Dans le Petit Journal : « La pire des choses est de baisser les bras »

Avant les scrutins des 26 mai et 9 juin prochain, les candidats à l’élection législative partielle de la 8e circonscription se présentent à vous. Cette semaine, lepetitjournal.com de Rome a interviewé Michèle Parravicini, qui défend les couleurs du Front de Gauche. L’humain et l’anti-austérité sont les maîtres-mots de sa campagne.

lepetitjournal.com : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots?

Michèle Parravicini – Je suis enseignante au lycée français d’Athènes. J’ai pratiquement fait toute ma carrière hors de France métropolitaine, notamment dans les DOM. Je suis donc très informée de ce qui se passe à l’étranger et de ses difficultés. C’est une ouverture d’esprit, qui permet de voir autres choses que le système français parfois un peu étroit et d’avoir une vision mondiale de l’humain. Pour nous, c’est l’humain d’abord [nom du programme 2012 du Front de Gauche, ndrl].

Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter à cette élection législative partielle ?

Je suis en Grèce depuis deux ans et il est impossible de ne pas s’intéresser à la politique quand on voit les conséquences de l’austérité. J’étais déjà venue plusieurs fois en Grèce et j’avais beaucoup aimé ce pays. J’avais gardé une image de vie facile mais il a longtemps été très dur de comparer ces souvenirs avec l’actualité.

La pire des choses est de baisser les bras. J’étais d’ailleurs candidate l’an passé [6,32% de voix en sa faveur, ndlr]. Dans cette campagne, nous sommes beaucoup aidés par l’équipe de Madrid, très jeune. Quelle joie de voir cette génération qui a envie de changer la société et lutter contre les dérives de la politique libérale !

Que représente pour vous l’Italie ?

Je suis d’une famille d’origine italienne, très proche de la gauche communiste. Mon grand-père lombard a dû fuir l’Italie fasciste. Pour moi, l’Italie est aussi une histoire culturelle, comme la Grèce. Ce sont les valeurs humaines de notre Europe. Même si je ne connais pas assez l’Italie, j’essaie d’y aller souvent et suis toujours émerveillée par la beauté de villages et des joyaux architecturaux. L’été dernier, je suis allée quinze jours dans les Pouilles et c’était un vrai bonheur.

Quelles idées entendez-vous défendre dans votre programme ?

Nous voulons restaurer tous les services républicains que les Français de l’étranger ont le droit d’avoir, notamment les services consulaires. Il faut aussi redévelopper la francophonie en augmentant le budget de l’Agence pour l’Enseignement français à l’étranger car il y a trop de postes qui disparaissent ou de lycées qui ferment. Nous souhaitons aussi augmenter les aides sociales et nous battre contre la précarisation de tous les personnels de l’étranger. Enfin, dans le domaine culturel, il faut relancer le programme Erasmus.

Si vous êtes élue, quelles propositions de loi présenterez-vous en priorité devant l’Assemblée nationale ?

Nous voulons déjà repenser le rôle des conseillers consulaires. Ensuite, sur toutes les décisions qui seront aussi bien prises en France qu’à l’étranger, il faut appliquer l’Agenda 21 [plan mondial de développement durable adopté au Sommet de la Terre de Rio en 1992, ndlr]. Un plan de sauvegarde de notre Méditerranée, qui est une vraie poubelle, est en effet urgent. Il y a beaucoup à faire en matière d’éco-socialisme.

À l’heure d’une crise morale de la vie publique en France, seriez-vous prête à déclarer votre patrimoine si vous êtes élue députée de la huitième circonscription ?

Oui. Je suis fonctionnaire et tout ce que j’ai acheté provient de ce salaire. Il était temps que cette mesure soit mise en place. Quand François Hollande parlait d’exemplarité, on en est bien loin. Moi, je n’ai rien à cacher.

Que pensez-vous plus généralement de François Hollande ? N’êtes-vous pas déçue par sa politique alors qu’il promettait de devenir le porte-parole de l’Europe du Sud, notamment en développant le couple franco-italien ?

Le Front de Gauche a aidé à faire élire François Hollande mais tous ses renoncements en matière d’euro-austérité sont une déception totale. Il a continué à suivre les traces de Nicolas Sarkozy. Alors qu’il proposait le changement, rien n’a été fait. Nous ne sommes plus dans cette période de « lune de miel » qui nous permettait d’espérer. De France, nous essayons chaque fois de poser des mesures alternatives. Nous savons toutefois reconnaître quelques éléments positifs, comme le « mariage pour tous » ou l’amnistie syndicale malgré des restrictions.

Pour lire l’article sur le Petit Journal, c’est par ici.

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