Sylvie BALLUT, candidate n°3, Front de Gauche pour les élections consulaires en Grèce

IMG00088-20111019-1810Mère de trois enfants binationaux, biculturels, bilingues…qui ont fait leur scolarité au Lycée Franco Hellénique, je vis en Grèce depuis 33 ans, exactement depuis juin 1981, et estime connaître assez bien, pour les avoir vécus et les vivre, les problèmes et préoccupations des binationaux.

Mais ne voulant pas reprendre les clichés et les expressions bateaux dont nous sommes tous repus, je dirai simplement que vivant dans une  »démocratie » où sur une simple décision ministérielle, on décide la mort soudaine de la Radio Télévision Publique (ERT), on démantèle l’Education et la Santé, on coupe salaires et retraites et on condamne toute une génération à la misère ou à l’exil (choix par défaut), et où la finance commande tout ignorant la dimension humaine, j’ai accepté de soutenir la liste du Front de Gauche.

1er Mai 2014, nous vaincrons !

Le 1er mai, nous commémorons la grève sanglante du 3 mai 1886 aux usines McCormick de Chicago (USA), pour l’instauration de la journée de huit heures, et le meeting de protestation qui s’ensuivit le lendemain à Haymarket au cours duquel une bombe tua huit policiers. Huit « anarchistes » furent arrêtés, quatre furent pendus le 11 novembre 1887, avant d’être innocentés puis réhabilités publiquement en 1893.

Les martyrs de Chicago vont faire du 1er mai un symbole de lutte des classes et d’identité du monde ouvrier à partir du congrès socialiste international de Paris de 1889 : il s’agissait de fonder en actes le projet d’une société émancipée, libérée du travail contraint. Alternant les hauts et les bas au fil des années, ce symbole sera à l’origine des lois sur le repos hebdomadaire en 1906 et des huit heures en 1919, avant de se banaliser après être devenu en 1947 un jour chômé et rémunéré.

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Ce 1er mai 2014, nous serons dans la rue  pour protester énergiquement contre la politique d’austérité adoptée à l’encontre du peuple français et de ses travailleurs. En effet avec ce plan de misère, nous sommes tous touchés de plein fouet avec les mêmes effets désastreux que subissent aujourd’hui tous les pays d’Europe. L’Union Européenne est devenue l’internationale du libéralisme économique le plus sauvage, il s’agit d’un retour sans précédent au capitalisme du XIXème siècle.

Nous affirmons haut et fort qu’une autre alternative est possible, que le libéralisme n’est pas une fatalité et que nous pouvons le vaincre. C’est pour cela que nous serons dans la rue :  un autre monde est possible.

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Nous disons NON à la TROÏKA,

Nous dénonçons la misère et la pauvreté comme choix politique du gouvernement d’Hollande, 

d’après Front de Gauche Latino

 

Rencontre Front de Gauche-Syriza

avec Zoe et Rena DourouC’est en présence des députées du SYRIZA Zoe Konstantopoulou*,  chargée des questions de justice, et  Rena Dourou, responsable des relations internationales, dans une ambiance festive, entourée d’une quarantaine de sympathisants, que Michèle Parravicini et le Front de Gauche ont clos la campagne du premier tour pour  l’élection législative dans la 8e circonscription des Français de l’étranger.
               

*Pour revoir l’excellente intervention de Zoe sur l’historique de la crise en Grèce à la rencontre de Clermont Ferrand, c’est ici.

Qu’attendent les Français de Grèce?

Article du Petit Journal d’Athènes
Le 26 mai prochain, les Français de Grèce seront appelés aux urnes pour élire leur député à l’Assemblé Nationale. L’édition d’Athènes du petitjournal.com leur a demandé quels sont, à leur avis, les dossiers qui tiennent particulièrement à coeur aux Français de Grèce. Voici leurs réponses

MICHELE PARRAVICINI

Quel message souhaitez-vous faire passer aux Français de Grèce qui les concerne particulièrement ?
Michèle Parravicini : Je suis française et vis en Grèce : je suis donc parfaitement informée des détériorations de la vie des français en parallèle avec celle des grecs : la difficulté de trouver un emploi, particulièrement importante chez les jeunes, l’augmentation de la précarité, la difficulté d’accès aux soins et à certains médicaments, la baisse des revenus et des retraites, la difficulté d’accès aux services consulaires, l’augmentation du coût de la vie et du nombre de taxes, le coût élevé des frais d’écolage pour les enfants scolarisés dans le système français et la répartition des bourses pas toujours juste, la xénophobie et la violence de parti nazi…

Toutes ces privations ne sont pas justifiées : de plus en plus les voix d’économistes reconnus s’élèvent pour dénoncer ces plans d’austérité qui sont un échec ; les créanciers devront reconnaître que le pays ne pourra pas rembourser sa dette. Ces mesures n’ont fait qu’entraîner une récession encore plus grande.

Des français sont partis ou pensent à partir car ils ne voient pas d’autres issues. Ils recommencent leur vie en France, sans aide particulière, tristes de quitter ce pays qu’ils aimaient.

Selon vous, dans le cadre d’un mandat de député des Français de l’étranger à l’Assemblée nationale, quels sont les principaux dossiers sur lesquels les Français de Grèce attendent un changement ?
Michèle Parravicini : Nous voulons, au Front de Gauche, faire un audit de la dette, pour déterminer si elle est légale, et si nous devons continuer à la payer. Nous voulons repenser le rôle de la banque Européenne qui doit pouvoir prêter directement aux Etats avec de faibles intérêts car, actuellement nous ne faisons que rembourser les intérêts de cette dette. Nous nous batterons pour qu’existe enfin une Europe sociale et que soit créé au niveau européen un système commun de retraite, de sécurité sociale, d’assurance chômage, pour qu’existe un espace unique de la finance et des impôts, loin de l’évasion fiscale et des paradis fiscaux. Je serai un député à part entière, et je représenterai les français de Grèce, comme ceux des sept autres pays de la circonscription : je participerai aux décisions prises à l’Assemblée Nationale française en rejoignant le groupe des députés de la Gauche Démocratique et Républicaine afin de renforcer la lutte contre l’austérité. Ma priorité est de faire entendre la voix des oubliés, en particulier celle des Français de l’Etranger et de faire avancer nos revendications dans les groupes de travail qui nous concernent.
Notre programme du Front de Gauche n’est pas constitué de vagues promesses électoralistes, il s’appuie sur l’idée d’une politique de relance, la seule viable à nos yeux et aux yeux d’économistes reconnus de plus en plus nombreux. Il est écrit noir sur blanc et s’appuie sur des axes centraux qui convergent tous vers le concept de «l’humain d’abord».

L’article complet est disponible ici.

En Grèce, on brade tout pour rien

Dans ce fameux laboratoire de l’austérité européenne, en Grèce, on teste toutes sortes d’expériences ; la  destruction de la société s’accompagne d’une destruction de la nature.
La Grèce perd jour après jour, une partie de sa souveraineté, de son indépendance, et devient une colonie où  la nature se transforme en un nouvel espace d’investissement pour des capitalistes étrangers avides d’accroître leurs profits.
Le gouvernement soutenu par la Troïka met en danger l’environnement, la santé du peuple grec par des  mesures dont les conséquences s’avèrent déjà catastrophiques
Diminution drastique des budgets alloués aux agences de gestion des zones protégées : les budgets de la « caisse verte» créée en 2010 ont été détournés à plus de 95%  pour  contribuer au remboursement de la dette.
Abandon des dispositions législatives et réglementaires qui protégeaient  de la surexploitation des ressources naturelles
Modification de la constitution grecque qui interdisait l’exploitation privée du littoral et des espaces forestiers
Les forêts, le littoral, les ressources naturelles étaient publics !
On assiste actuellement à des vagues de privatisations, de mises en concessions de la gestion de l’eau et des déchets, des ressources minières. Le littoral, la mer, les forêts, les îles, les monuments archéologiques et  les ports sont aussi à vendre aux moins offrants.
Deux exemples parmi tant d’autres :
– Une partie de la colline de l’Acropole a  été vendue pour y bâtir des logements touristiques, projets inutiles pour les populations et contraire aux plans d’urbanisme … renouant ainsi avec la folie de destruction de l’ancien tissu urbain et de constructions  désordonnées des années soixante dix.
– Lors de son déplacement en Grèce en février 2013, François Hollande et Andreas Samaras, 1er ministre grec, ont appelé les entreprises françaises à investir dans la terre et l’eau. Ainsi  « dès lors que des appels d’offre seront lancés, les entreprises françaises doivent être présentes » a insisté François Hollande, mettant en avant leur savoir-faire dans le domaine « de l’énergie, de la gestion de l’eau, des transports et chemins de fer », soit autant de secteurs où d’importantes sociétés  publiques doivent être cédées.Les conséquences sur l’environnement de ces dérégulations et de ces ouvertures de marché :

Les forêts qui ne sont plus protégées subissent les politiques de privatisation. Elles sont surexploitées de façon désordonnées afin de satisfaire la demande croissante en bois de chauffage, et enrichir quelques intermédiaires.
Des projets colossaux sont prévus pour développer les énergies renouvelables industrielles  qui vont détruire des environnements jusque-là protégés de la Grèce : les îles, en particulier la Crète. Mais une  partie de cette énergie sera envoyée vers l’Allemagne qui, ainsi diminuera indirectement son empreinte écologique, sa taxe carbone… !
Il a même été question d’exploiter d’hypothétiques nappes de pétrole en mer Egée.
L’exploitation des mines d’or par des compagnies étrangères dans la région de Skouries, à Kilkis mettent en grand danger :
– les forêts vieilles de 2 500 ans où sont situées ces mines,
– les nappes phréatiques, l’air qui déjà sont  polluées par les métaux lourds, le souffre, le mercure, le plomb, le cadmium,
– les équilibres micro-économique, écologique  et touristique de la région et de ses habitants.
Nephos, toujours plus ! 

Dans le ciel d’Athènes et Thessalonique plane un nuage de pollution : les grecs devenus trop pauvres pour se chauffer au fioul qui a augmenté de  40% en 2012, brûlent tout : bouts d’arbres coupés à la sauvette, « l’arbre de Socrate »,  vieux meubles chargés de produits chimiques… Les taux de pollution atmosphérique sont redevenus supérieurs aux seuils admis par l’OMS. Nous constatons déjà une augmentation des maladies respiratoires, ophtalmiques…
Biodiversité en danger 

Le littoral grec représente le quart des côtes méditerranéennes européennes. On ne peut que s’inquiéter des conséquences désastreuses de ces surexploitations touristiques, industrielles, sur ce haut lieu de biodiversité. Le bétonnage du littoral va accroître la pression sur la mer.
 
En Grèce on brade tout pour rien : au nom de la dette, on sacrifie la société, l’âme,  le territoire, les services publics, la nature grecs. Ces mesures macabres se poursuivront-elle?
Le destin de la Grèce est aussi le destin de l’Europe. Une Europe de l’oligarchie, anti-démocratique, installant  un colonialisme énergétique et foncier au XXIe siècle où la prise de décision est édictée par les lobbies.
Mais il faudra compter sur les mouvements citoyens qui manifestent, qui résistent à ces tentatives de destruction!
Le Front de Gauche se bat à leurs côtés pour que les écosystèmes ne soient plus détruits  au nom du seul profit libéral, pour qu’un plan de préservation de la Méditerranée soit enfin créé !