Situation alarmante à Chypre

En voyant la société chypriote, autrefois assez aisée et bien éduquée, s’organiser et se battre pour tenter d’assurer aux plus démunis un semblant de nourriture quotidienne, on réalise quels ravages inouïs a pu produire l’austérité dans ce pays. La vérité est que Chypre est au plus bas.

Les familles nombreuses en particulier, touchées de plein fouet par l’explosion du chômage, s’enfoncent de plus en plus dans la misère. A un tel point que des centaines de familles doivent être secourues au quotidien par l’apport d’une aide alimentaire que fournissent les associations bénévoles. N’est-ce pas incroyable ? A Chypre, 37% des familles ont recours aux soupes populaires et aux épiceries sociales !!!

Les écoles distribuent gratuitement un petit-déjeuner aux enfants des familles les plus démunies pour s’assurer qu’ils auront au moins mis quelque chose dans leur ventre pour toute la journée. Et je pose la question : est-ce que ce sont ces familles au bord du gouffre et qui ne parviennent plus à nourrir leurs petits, qui sont redevables de la dette ? Mais pour qu’il y ait dette, n’aurait-il pas fallu qu’ils aient demandé et reçu quelque chose qu’il leur faudrait rembourser ensuite ? Or, l’absence criante de tout service social à Chypre garantit qu’ils n’ont jamais rien reçu de personne.

A l’évidence, c’est à EUX qu’on doit plutôt quelque chose, une chose qui est due à chaque être humain : le droit de se nourrir, de se vêtir, d’avoir un toit pour dormir.
Le droit de VIVRE. C’est ce droit qui leur est refusé, par la cupidité des grands prédateurs que sont les empocheurs de capitaux.

C’est dans ce terrible contexte – y a-t-il plus tragique qu’un enfant qui a faim?- que prend tout son sens l’exigence de ceux qui refusent le malheur programmé et proclament: l‘Humain d’abord !

Lhumain d'abord

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Interview de Guillaume Mariel sur Francomania

Écoutez l’intervention de Guillaume Mariel, suppléant de Michèle Parravicini, dans la deuxième partie de l’émission Francomania, l’émission en langue française de la radio chypriote Astra Radio ici.

Intervention à Thessalonique

Nous avons été invités à la mairie de Thessalonique par M. Anamatidis, député du SYRIZA, qui nous avait demandé de parler de la situation politique et économique de la France face à un public grec, franco-grec et français.

Voici les grandes lignes de cette intervention  publique  :

En mai 2012, nous avons grâce à nos voies, élu un président du parti socialiste dont le slogan était « le changement c’est maintenant ». La chambre des députés élue quelques semaines après confirmait cette volonté du peuple français de changement : la majorité de cette chambre est située à gauche française.

Quels ont donc été ces changements après une année d’exercice ?

« TSCG ». « Pacte budgétaire européen », le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire vise à contraindre les Etats de la zone euro à financer leurs dépenses par leurs recettes et donc à limiter le recours à l’emprunt- la limite du déficit structurel autorisé est portée de 1 % à 0,5 %, pour l’« objectif à moyen terme ».
Signé le 2 mars 2012, lors de son intervention à la tribune de l’Assemblée nationale, le premier ministre PS a fini par avouer que pas une seule ligne du traité budgétaire européen signé par Sarkozy et Merkel n’a été modifiée : une ratification sans débat, sans la moindre prise en considération des propositions des forces progressistes (politiques, syndicales et associatives) mobilisées contre l’austérité.
La ratification du TSCG est une atteinte à  la démocratie et contre l’idée européenne.

L’ANI : la destruction du code du travail.
Ce texte porte un coup très dur à toute l’organisation sociale, met en cause la protection des salariés, joue contre l’emploi, et modifie le rapport des forces en faveur du patronat

Autre atteinte au monde des travailleurs : amnistie sociale partielle. 

Evasion et Fraudes fiscales : Le récent scandale de l’affaire Cahuzac.
60 à 80 milliards d’euros d’évasion fiscale chaque année soit l’équivalent du déficit budgétaire.
L’évasion et la fraude fiscale sont le fruit d’une politique délibérée menée au niveau national : « l’optimisation fiscale ». Cette politique préméditée n’a qu’un but : permettre aux plus fortunés et aux grandes entreprises de disposer d’un outil supplémentaire d’enrichissement et imbattable puisque net d’impôt. Le tout organisé industriellement par des cabinets d’avocats et des banques d’affaires pourries.

Situation politique

76% des français mécontents de François Hollande après 1 année de gouvernement.
Nous constatons actuellement, en France sous couvert de la lutte contre l’austérité, les mêmes pratiques destructrices que celles imposées d’une façon violente au cours de ces dernières années en Grèce.
Nous devons comprendre que nous sommes tous victimes des mêmes politiques d’austérité et que chaque nouveau prêt proposé à un pays endetté, comme la Grèce, Chypre … rapproche ce pays de la soumission financière et politique conduisant à la perte de souveraineté et à des désastres écologiques.
Ainsi, la meilleure façon pour chaque citoyen de réagir à ces diktats de la finance est de se mobiliser contre ces politiques austéritaires qui montrent leurs limites
désastreuses socialement, et leurs stupidités économiques, puisque elles sont incapables de répondre à l’objectif qu’elles se sont fixé, la réduction des déficits.

Ma candidature au Front de Gauche au Législative est une élection francofrançaise, notre rapprochement avec Syriza se justifie :
Parce que nos idées rejoignent souvent les vôtres quant à l’austérité, la lutte pour la dignité et le respect des peuples,
Car c’est un pas vers les prochaines élections européennes de 2014,
– Les instances élus en France n’ont pas accepté de recevoir Tsipras et nous n’acceptons pas que le 1/3 du peuple grec soit totalement ignoré par le gouvernement en place en France.

La création de l’Europe, cette belle idée s’est faite à la sortie de la 2de guerre mondiale pour permettre la réalisation de vieux rêves d’amitiés, de paix  et de coopération entre les peuples : elle n’est maintenant qu’au service de la finance, de la dérégulation, de la casse des services publics, de la perte de souveraineté des États.

Nous voulons une autre Europe sociale et solidaire.

5 mai à Rome, Marche citoyenne du Front de Gauche avec Guillaume Mariel

Marche citoyenne à RomeLe lieu du rassemblement : place Farnèse, avec l’ambassade de Chypre, un symbole.(le bâtiment blanc au fond à gauche, coté kiosque, visible sur l’une des photos) et l’ambassade de France, qui lui fait face, visible sur d’autres photos.

Les présents : un copain venu de Pise, Guillaume Mariel, venu d’Arezzo, les autres de Rome.

5 mai 2013. Farnese. Chypre. 1 Rassemblement 5 mai à Rome 5 mai 2013. Farnese. 1
Les passants : des gens (les forces de sécurité de la place aussi…) prennent en photo les drapeaux de Left, Parti de la Gauche Européenne – Front de Gauche – PCF – Parti de Gauche, que nous avons accrochés au kiosque, fermé le dimanche, de la Place Farnèse : drapeaux blanc du PGE, rouge du Front de Gauche et du PCF, rouge et vert du Parti de Gauche. Des touristes français, des promeneurs italiens, des étudiants français en résidence à Rome  viennent vers nous s’nformer, discuter, prendre un tract. 
En écho à la grande marche à Paris, on est là. On entend que, à Paris, on est 180 000, ça fait chaud au coeur .

A 17h, horaire fixé en accord avec la préfecture, on reprend les drapeaux et les tracts, on repart vers le local du PRC du Trastevere.

Décidément, non, ON LACHE RIEN !

La droite refuse toute remise en cause des missions de la BCE et réécrit le rapport d’une de mes collègues

Jeudi 17 avril la droite à fait adopter par le Parlement un rapport qui confirme la Banque Centrale Européenne dans ses missions sans remettre aucunement en cause son fonctionnement.
En obtenant la rédaction d’un rapport sur les activités de la BCE en 2011, ma collègue et amie, Marisa Mattias du Blocco au Portugal, pensait pouvoir porter un regard critique sur les activités de la Banque centrale européenne.
Après de longues négociations et un important travail de fond celle-ci avait obtenu en commission économique plusieurs concessions de taille. Notamment la possibilité que les statuts de la BCE connaissent une évolution en faveur de la croissance. Cette demande que nous ne cessons de porter est loin d’être irréaliste puisqu’elle est une des bases de la réserve fédérale nord-américaine. Autre demande logique, la divulgation par la BCE des profits qu’elle a réalisé avec les 210 milliards de dettes européennes qu’elle détient et qui lui rapportent des intérêts.
Mais ces propositions de bon sens ont été systématiquement biffées par la droite européenne qui a confirmé son penchant pour une austérité dogmatique refusant toute remise en cause.
Devant cette réécriture des propositions de son rapport Marisa Mattias a préféré en retiré son nom et laisser la droite endosser seule cette orthodoxie aveugle refusant toute remise en cause.