Sylvie BALLUT, candidate n°3, Front de Gauche pour les élections consulaires en Grèce

IMG00088-20111019-1810Mère de trois enfants binationaux, biculturels, bilingues…qui ont fait leur scolarité au Lycée Franco Hellénique, je vis en Grèce depuis 33 ans, exactement depuis juin 1981, et estime connaître assez bien, pour les avoir vécus et les vivre, les problèmes et préoccupations des binationaux.

Mais ne voulant pas reprendre les clichés et les expressions bateaux dont nous sommes tous repus, je dirai simplement que vivant dans une  »démocratie » où sur une simple décision ministérielle, on décide la mort soudaine de la Radio Télévision Publique (ERT), on démantèle l’Education et la Santé, on coupe salaires et retraites et on condamne toute une génération à la misère ou à l’exil (choix par défaut), et où la finance commande tout ignorant la dimension humaine, j’ai accepté de soutenir la liste du Front de Gauche.

Pourquoi la gauche? Pourquoi maintenant?

OLYMPUS DIGITAL CAMERAUn fantôme plane sur l’Europe : La peur de la répétition de l’expérience « réussie » grecque sur d’autres peuples européens et l’imposition de la crise économique et humanitaire sous prétexte de sauver les marchés et l’économie.

Les Grecs souffrent depuis plus de quatre ans d’une crise qu’ils n’ont pas créée et dont ils ne sont pas responsables. Ils subissent une austérité totalement inhumaine. La Troïka bruxelloise gouvernée par les salons du Nord riche, l’Allemagne hégémonique de Merkel aidée des lobbies des banquiers et des grands entrepreneurs ont imposé de lourdes mesures aux Grecs en les transformant en citoyens de deuxième catégorie.

Ce sont ces technocrates qui conduisent la CEE à toute vitesse sur le rocher de la Crise.

Ce sont eux-mêmes qui éloignent l’Europe en la dirigeant loin des idées d’humanisme, d’égalité et de justice sociale.

Aujourd’hui, il est impératif que le peuple européen accueille avec enthousiasme la vision de la gauche européenne et la candidature du président de Syriza, Alexis Tsipras, pour la présidence de la commission européenne.

Parce que je pense que c’est la gauche la seule force capable de renverser le plan du directoire Bruxelles/Francfort qui, fidèle au merkelisme, redistribue revenus et pouvoirs à une minorité et la peur à la majorité.

Le front néo-libéral des « démocrates », des sociaux démocrates et de la droite libérale s’efforcent de démonter les droits des peuples européens qui ont durement lutté pour les acquérir. Ils imposent de lourdes politiques d’austérité avec comme arme la répression et la peur.

Dans cet univers, poussent aussi d’autres fleurs du mal : discrimination raciale, xénophobie, montée de l’extrême droite, résurgence des partis fascistes et nazis.

On ne veut pas de cette Europe !

La gauche européenne, ensemble avec les peuples de l’Union, se battent pour reconstruire une Europe où va régner la justice sociale, la solidarité, le travail pour tous, l’équilibre écologique et la paix.

Nous, la gauche européenne, nous revendiquons une nouvelle architecture de l’Euro, nous faisons pression pour une nouvelle charte de droits qui obligerait tous les états-membres à respecter les droits fondamentaux des citoyens.

Le 25 mai, le peuple grec votera trois fois : pour les élections municipales, les départementales et les européennes. En votant Syriza-Gauche européenne, il aura l’opportunité d’inverser la situation, de faire table rase du passé, d’éliminer l’entrecroisement des banques et du pouvoir politique, de reconstruire la démocratie et de redistribuer les revenus et la richesse.

Le 25 mai, les citoyens français  résidant en Grèce voteront deux fois : pour les élections européennes et pour les élections consulaires. En votant massivement pour le front de gauche et pour la liste Tsipras pour la présidence de la commission, nous revendiquons la dignité et la justice. Nous nous battons pour la liberté et l’égalité des peuples, pour une Europe vraiment socialiste.

Il faut aujourd’hui chasser la peur qui plane sur l’Europe.

 Ilias Kyriakidis

Candidat sur la liste Front de Gauche pour les élections consulaires

1er Mai 2014, nous vaincrons !

Le 1er mai, nous commémorons la grève sanglante du 3 mai 1886 aux usines McCormick de Chicago (USA), pour l’instauration de la journée de huit heures, et le meeting de protestation qui s’ensuivit le lendemain à Haymarket au cours duquel une bombe tua huit policiers. Huit « anarchistes » furent arrêtés, quatre furent pendus le 11 novembre 1887, avant d’être innocentés puis réhabilités publiquement en 1893.

Les martyrs de Chicago vont faire du 1er mai un symbole de lutte des classes et d’identité du monde ouvrier à partir du congrès socialiste international de Paris de 1889 : il s’agissait de fonder en actes le projet d’une société émancipée, libérée du travail contraint. Alternant les hauts et les bas au fil des années, ce symbole sera à l’origine des lois sur le repos hebdomadaire en 1906 et des huit heures en 1919, avant de se banaliser après être devenu en 1947 un jour chômé et rémunéré.

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Ce 1er mai 2014, nous serons dans la rue  pour protester énergiquement contre la politique d’austérité adoptée à l’encontre du peuple français et de ses travailleurs. En effet avec ce plan de misère, nous sommes tous touchés de plein fouet avec les mêmes effets désastreux que subissent aujourd’hui tous les pays d’Europe. L’Union Européenne est devenue l’internationale du libéralisme économique le plus sauvage, il s’agit d’un retour sans précédent au capitalisme du XIXème siècle.

Nous affirmons haut et fort qu’une autre alternative est possible, que le libéralisme n’est pas une fatalité et que nous pouvons le vaincre. C’est pour cela que nous serons dans la rue :  un autre monde est possible.

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Nous disons NON à la TROÏKA,

Nous dénonçons la misère et la pauvreté comme choix politique du gouvernement d’Hollande, 

d’après Front de Gauche Latino

 

Entretien avec Michèle Parravicini, tête de liste Front de Gauche en Grèce

Candidate aux Législative de 2012 et 2013 pour la 8ème circonscription des Français de l’étranger, confortée par le score très encourageant du Front de Gauche (7,11%), Michèle Parravicini se présente actuellement comme tête de la liste Front de Gauche pour les élections consulaires du 25 mai 2014.

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Que penses-tu de cette réforme dont le principal objectif est de rétablir plus de proximité avec les élu-e-s des Français de l’étranger?

Michèle Parravicini : La création des conseillers consulaires élus au suffrage universel direct est enfin une expression de la démocratie locale, proche des dispositifs français pour traiter des questions intéressant la communauté française, souvent oubliée, vivant loin des grands centres français.
Ces conseillers seront les véritables relais locaux permettant de faire remonter au Gouvernement, et plus particulièrement au Ministre des Affaires Etrangères, les problématiques du terrain.

Après les élections législatives où tu as fait un excellent score à Athènes, pourquoi te présenter aux élections consulaires cette année?
M.P. : Les législatives nous ont permis d’ancrer, dans la 8e circonscription des Français vivant à l’étranger, l’espoir qu’une autre politique était possible, qu’une autre Europe était possible, une Europe sociale, solidaire, démocratique et écologique, une Europe des Peuples loin de la dictature de la finance, de l’euro-austérité, du nationalisme et de la xénophobie.
Nous sommes heureux de participer à la poursuite de cet espoir, en rendant le Front de Gauche plus « visible » grâce à ses futurs élus de proximité et nous permettant ainsi, d’être plus au service et au contact des français de l’étranger.

suite de l’interview p34 35 de la lettre Europe du Parti de Gauche :http://www.lepartidegauche.fr/system/documents/Lettre_Europe_Avril_2014_.pdf

Interview réalisée par Claire Martin Hernandez