8e circonscription des français de l’étranger : un second tour « blanc bonnet et bonnet blanc »

Le Parti communiste français tient à féliciter Michèle Parravicini et son suppléant Guillaume Mariel, pour leurs résultats lors des élections législatives partielles sur la 8e circonscription des Français de l’Etranger. Malgré une hausse de 3% de l’abstention, par leur campagne dynamique et percutante, ils ont su faire progresser le Front de gauche de 0,79% des exprimés atteignant sur l’ensemble de la circonscription le score 7,11%.

Il est significatif qu’en Grèce, Michèle Parravicini dépasse les 15% des suffrages et place ainsi le Front de gauche devant le PS. En Italie la candidate du Front de gauche et son suppléant rassemblent 12,65% des voix, soit une progression 4,38% des exprimés. Malgré la très forte abstention dans cette circonscription et des conditions de campagne électorale difficiles, ces résultats montrent qu’il est possible de faire bouger les lignes, y compris parmi les français de l’étranger.

Les partis de la majorité s’effondrent sur l’ensemble de la circonscription, le PS passant de 30,5% à 14,61% et EELV de 10,50% à 5,86%. Sur les six élections législatives partielles qui se sont déroulées depuis juin 2012, c’est la troisième fois où le PS est empêché par les électeurs de participer au 2e tour, ce qui montre l’ampleur du désaveu de la politique gouvernementale d’austérité, y compris chez les français établis à l’étranger.

Il serait vraiment temps que le gouvernement prenne conscience du désespoir, du dégoût et de la colère que suscite sa politique chez les électeurs de gauche. Le gouvernement doit changer de cap. Le PCF note avec satisfaction que ni l’UMP, ni le FN ne progressent, même s’il regrette que la confusion de la situation politique ait permis à un candidat de l’UDI d’émerger. Le PCF considère qu’il n’existe pas de choix possible entre la représentante d’une droite dure et réactionnaire et celui d’une droite ultra libérale. C’est « blanc bonnet et bonnet blanc ». C’est pourquoi nous appelons les électeurs de la 8e circonscription à voter blanc au 2e tour.

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Rapide analyse des résultats

Nous ne pouvons que nous (vous) féliciter pour les 15.17% de suffrages recueillis en Grèce, les 12.65% recueillis en Italie. A Chypre, nous avons gagné 5%.
Comment expliquer alors nos 7.1% globaux ? Merci Sarkozy pour le découpage …
Nous retenons que partout où l’austérité est imposée par les diktats de la finance, nous avons obtenu des résultats confirmant l’espoir que nous portons aux peuples en souffrance !

Fort de cette confiance, nous continuerons  nous battre !

Dans le Petit Journal : « La pire des choses est de baisser les bras »

Avant les scrutins des 26 mai et 9 juin prochain, les candidats à l’élection législative partielle de la 8e circonscription se présentent à vous. Cette semaine, lepetitjournal.com de Rome a interviewé Michèle Parravicini, qui défend les couleurs du Front de Gauche. L’humain et l’anti-austérité sont les maîtres-mots de sa campagne.

lepetitjournal.com : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots?

Michèle Parravicini – Je suis enseignante au lycée français d’Athènes. J’ai pratiquement fait toute ma carrière hors de France métropolitaine, notamment dans les DOM. Je suis donc très informée de ce qui se passe à l’étranger et de ses difficultés. C’est une ouverture d’esprit, qui permet de voir autres choses que le système français parfois un peu étroit et d’avoir une vision mondiale de l’humain. Pour nous, c’est l’humain d’abord [nom du programme 2012 du Front de Gauche, ndrl].

Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter à cette élection législative partielle ?

Je suis en Grèce depuis deux ans et il est impossible de ne pas s’intéresser à la politique quand on voit les conséquences de l’austérité. J’étais déjà venue plusieurs fois en Grèce et j’avais beaucoup aimé ce pays. J’avais gardé une image de vie facile mais il a longtemps été très dur de comparer ces souvenirs avec l’actualité.

La pire des choses est de baisser les bras. J’étais d’ailleurs candidate l’an passé [6,32% de voix en sa faveur, ndlr]. Dans cette campagne, nous sommes beaucoup aidés par l’équipe de Madrid, très jeune. Quelle joie de voir cette génération qui a envie de changer la société et lutter contre les dérives de la politique libérale !

Que représente pour vous l’Italie ?

Je suis d’une famille d’origine italienne, très proche de la gauche communiste. Mon grand-père lombard a dû fuir l’Italie fasciste. Pour moi, l’Italie est aussi une histoire culturelle, comme la Grèce. Ce sont les valeurs humaines de notre Europe. Même si je ne connais pas assez l’Italie, j’essaie d’y aller souvent et suis toujours émerveillée par la beauté de villages et des joyaux architecturaux. L’été dernier, je suis allée quinze jours dans les Pouilles et c’était un vrai bonheur.

Quelles idées entendez-vous défendre dans votre programme ?

Nous voulons restaurer tous les services républicains que les Français de l’étranger ont le droit d’avoir, notamment les services consulaires. Il faut aussi redévelopper la francophonie en augmentant le budget de l’Agence pour l’Enseignement français à l’étranger car il y a trop de postes qui disparaissent ou de lycées qui ferment. Nous souhaitons aussi augmenter les aides sociales et nous battre contre la précarisation de tous les personnels de l’étranger. Enfin, dans le domaine culturel, il faut relancer le programme Erasmus.

Si vous êtes élue, quelles propositions de loi présenterez-vous en priorité devant l’Assemblée nationale ?

Nous voulons déjà repenser le rôle des conseillers consulaires. Ensuite, sur toutes les décisions qui seront aussi bien prises en France qu’à l’étranger, il faut appliquer l’Agenda 21 [plan mondial de développement durable adopté au Sommet de la Terre de Rio en 1992, ndlr]. Un plan de sauvegarde de notre Méditerranée, qui est une vraie poubelle, est en effet urgent. Il y a beaucoup à faire en matière d’éco-socialisme.

À l’heure d’une crise morale de la vie publique en France, seriez-vous prête à déclarer votre patrimoine si vous êtes élue députée de la huitième circonscription ?

Oui. Je suis fonctionnaire et tout ce que j’ai acheté provient de ce salaire. Il était temps que cette mesure soit mise en place. Quand François Hollande parlait d’exemplarité, on en est bien loin. Moi, je n’ai rien à cacher.

Que pensez-vous plus généralement de François Hollande ? N’êtes-vous pas déçue par sa politique alors qu’il promettait de devenir le porte-parole de l’Europe du Sud, notamment en développant le couple franco-italien ?

Le Front de Gauche a aidé à faire élire François Hollande mais tous ses renoncements en matière d’euro-austérité sont une déception totale. Il a continué à suivre les traces de Nicolas Sarkozy. Alors qu’il proposait le changement, rien n’a été fait. Nous ne sommes plus dans cette période de « lune de miel » qui nous permettait d’espérer. De France, nous essayons chaque fois de poser des mesures alternatives. Nous savons toutefois reconnaître quelques éléments positifs, comme le « mariage pour tous » ou l’amnistie syndicale malgré des restrictions.

Pour lire l’article sur le Petit Journal, c’est par ici.

Interview dans Jérusalem Info

A tous les électeurs français israéliens et palestiniens

Madame, Monsieur,

Comme l’an dernier, je me présente à vos suffrages, avec mon suppléant Guillaume Mariel, bouquiniste à Arezzo, en Italie, au nom du Front de Gauche, dont le programme, porté par Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2012, est « L’Humain d’abord ».

Ce programme remet l’humain au centre des priorités contre la domination de la finance et du profit financier à court terme et à n’importe quel prix : fraude fiscale, destruction des protections sociales, privation d’eau potable, famine, pollutions de l’air, de la mer (notamment méditerranéenne), de la terre, risques d’accidents du travail, de dégâts humains et environnementaux considérables, voire mortels, guerre.

Avec des centaines de milliers d’Indignés de la circonscription, je dis qu’un autre monde, un monde vraiment humain, est urgent et possible.

Avec le Front de Gauche, je soutiens toutes les forces progressistes palestiniennes et israéliennes, toutes les personnes qui, chacune dans son domaine (militaire, social, artistique, culturel, politique), tentent de faire avancer le droit de ces deux peuples à vivre en paix, dans deux états voisins.

Si les électeurs m’élisent députée, je rejoindrai le groupe Front de Gauche des députés, qui combattent depuis un an pied à pied contre les renoncements du gouvernement socialiste et écologiste devant les diktats de « la finance », tout en travaillant à faire des propositions alternatives et à les soumettre à la réflexion de députés socialistes, écologistes, radicaux.

Enseignante en Science et Vie de la Terre au Lycée franco-hellénique d’Athènes, je partage les conditions de vie de l’immense majorité d’entre vous et suis indignée par les scandales financiers révélant les complicités entre dirigeants financiers et politiques, alors que « ces gens-là », soumettent toujours plus les peuples grec, chypriote, italien à la diète et au recul de civilisation. Décidément, oui, une autre république, vraiment citoyenne, c’est urgent !

Si vous le pensez aussi, je vous propose d’utiliser le bulletin de vote « Michèle Parravicini » pour l’exprimer.

Réunion de travail

Un apéro dînatoire réunissait 5 sympathisants pour une téléconférence avec François du bureau national du Parti de Gauche, et Guillaume Mariel, mon suppléant vivant en Italie, pour affiner notre campagne.

Il a été question du  vote au Sénat de la loi sur le Mariage pour Tous, de l’enfumage de l’affaire Cahuzac qui masque l’adoption de la loi ANI démantelant le code du travail.

Nous avons également parlé des autres candidatures, à gauche, qui divisent le juste combat de la gauche progressiste, responsable et populaire.

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