Question de François Asensi sur la Palestine

Par François Asensi, Député de Seine-Saint-Denis – Maire de Tremblay-en-France
AsensiCet après-midi à l’Assemblée nationale, j’ai demandé au ministre des Affaires étrangères la reconnaissance par la France de l’Etat palestinien.

En réponse, Laurent Fabius a annoncé que la France ne reconnaitra pas l’Etat de Palestine avant la conclusion d’un accord de paix sous l’égide des Etats-Unis. L’existence de cet Etat, prévue par le droit international depuis 66 ans, restera donc suspendue à l’accord hautement improbable du Gouvernement israélien, l’une des parties au conflit.

Je suis déçu de cette réponse. J’ai mal pour le peuple palestinien.

Après le soutien français à l’entrée de la Palestine à l’ONU, que Laurent Fabius avait dévoilé à l’Assemblée nationale en novembre 2012, en réponse à mon intervention, il s’agissait pourtant d’un prolongement logique et nécessaire pour relancer la perspective d’une paix juste entre Israël et la Palestine.

C’est un grave renoncement de la France. Notre pays se met en retrait au Proche-Orient et s’aligne sur la position des USA. En optant pour l’attente, qui signifiera la poursuite de la colonisation et des humiliations, notre diplomatie assume le risque d’une radicalisation du conflit.

Plus que jamais, le soutien aux forces progressistes palestiniennes et israéliennes doit s’accentuer pour faire avancer le droit des peuples et la paix.

La note de blog du 26 mars 2013 complète se trouve ici.

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Vidéoconférence avec Robi Damelin

Robi  a, toute sa vie,  travaillé pour la coexistence des peuples, et la tolérance, d’abord en Afrique du sud puis en Israël où elle est arrivée comme volontaire en 1967.

Dani DamelinQuand avez-vous pris contact avec l’association Parents  Circle ?
Après la mort de mon fils David, tué par un sniper – il faisait son service militaire et appartenait au mouvement pour la paix ; Je suis entrée en contact avec le mouvement Parent Circle, groupe formé par des familles israéliennes et palestiniennes qui ont perdu un proche parent pendant les conflits. Je n’avais aucun désir de revanche. Après 4 mois d’hésitation, de nuits sans sommeil,  j’ai écrit à la famille du jeune palestinien qui avait tiré sur  mon fils pour entamer un dialogue avec eux.

Pouvez-vous nous parler de l’activité de ce groupe ?
Dans ce groupe,  grâce aux rencontres, à l’éducation, et la communication, nous voulons éradiquer le cycle de la violence, de la haine, de la vengeance. Nous travaillons  grâce à des dialogues, des vidéo, des jeux de rôle, à comprendre la souffrance, pour la dépasser. Nous pensons que c’est grâce à l’éducation que nous pouvons tendre vers la Paix. Nous travaillons en petit groupe d’une quinzaine de personne. Nous avons réalisé des publications, des  films…pour permettre la connaissance et la reconnaissance de l’Autre. Nous avons institué un « International Peace Day »

Quelle est l’importance de cette association ?
Nous sommes 600 familles endeuillées. Nous  œuvrons pour la paix, la réconciliation et la tolérance.
Nous avons une reconnaissance internationale : des nombreux articles sont parus de la presse, –  notamment dans le quotidien « Le Monde »-  un de nos films « One day after Peace »  a été vu dans le monde entier et a été primé par Amnisty International. Nous venons de remporter le 1er prix de l’ONG Global Gallery « What in the World are you doing » dans la catégorie histoire d’amour et de pardon.
La réconciliation entre les 2 peuples est une condition indispensable pour obtenir un traité de paix durable.

It won’t stop until we talk
 
Nous avons convenu de nous rencontrer lors de mon voyage en Israël.