Manifestation le 18 mai à Rome

Rome 18 maiUne belle manif ouvrière, comme les Italiens savent en faire… Des travailleurs venus de toute l’Italie, ayant passé la nuit en car (à l’instar de Corinne, venue du nord du Lac de Come !), avec leurs pancartes revendicatives et leurs banderoles…

079En attendant Corinne, je suis entrée dans la Basilique Santa Maria degli Angeli, sur l’emplacement des anciens thermes de Dioclétien : plusieurs manifestants, leur casquette rouge respectueusement à la main, leur banderole sous le bras, admirent, lisent, regardent, s’interrogent, expliquent aux enfants. Emouvant.

078A un moment, arrêtée sur le trottoir pour retrouver Manue et Antoine que j’avais perdus, la délégation du PGE (Présidence PCF, Vice-Présidence espagnole, PRC, Die Link) et moi avons entendu chanter l’Internationale en italien et l’avons repris en français, espagnol et allemand. Emouvant.

077L’ex-secrétaire général de la CGIL passé au secrétariat du PD depuis la démission de Bersani, peut toujours vitupérer les manifestants et la FIOM-CGIL, organisatrice, il ne pourra pas empêcher les travailleurs de défendre leurs droits. Après tout, il devrait se taire, lui qui ose refaire un « gouvernement de large entente avec la droite » !

Vive l’Europe des travailleurs, l’Europe des peuples !

Texte de Hélène Bougault

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Athènes, début de campagne chaleureux et combatif : l’humain d’abord

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, Président du Parti de la Gauche Européenne, Anne Sabourin, secrétaire de Pierre Laurent pour le Parti de la Gauche Européenne, conseillère municipale dans le 2ème arrondissement de Paris,  Maité Mola, vice-présidente de la gauche européenne (Espagne), Marisa Matias, députée européenne (Portugal), Zoé Konstantopulou députée et Yiannis Bournous, Syriza de Grèce, voilà les invités officiels de Michèle Parravicini candidate Front de Gauche, à la soirée du lancement de campagne pour la 8ème circonscription des Français résidant à l’Etranger qui s’est déroulée le 27 mars 2013 à Athènes.

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Michèle Parravicini et Pierre Laurent, Secrétaire National du Parti Communiste, à Athènes

Une trentaine de personnes avaient fait le déplacement. C’est dans une ambiance bon enfant   que des grecs, des franco grecs et des Français de l’Etranger ont échangé avec ces Elus Européens.

Issus de milieux sociaux différents, Sophia* pharmacienne assurant des permanences bénévoles auprès des femmes , Alice jeune chômeuse franco-grecque, Xénophon cinéaste, Medhi, migrant sans papier, Pierrette, enseignante au chômage, etc., ils ont tous fait part de leurs expériences de vie Hellénique

Tous ont exprimé la déliquescence de la société grecque, la montée du nazisme et l’impact négatif des politiques menées dans notre circonscription par les élus à la solde de le grande finance.Ils ont dit l’espoir qu’ils avaient dans la victoire de Michèle Paravicini et de Guillaume Mariel pour envoyer un message fort des Français de l’Etranger au Président de la République Française.

*A signaler la participation de Sofia  à une émission de France-inter sur la Grèce et un interwiew àdans Viva, http://www.viva.presse.fr/j

François Hollande totalement déconnecté des urgences sociales

Ce n’est pas le laborieux exercice de justification de ses choix politiques auquel s’est livré ce soir le Président de la République qui peut convaincre le pays. Tout le monde voit que l’austérité mène à l’échec ici comme dans toute l’Europe. Mais le Président persiste et signe. Pire, il annonce une année 2013 de hausse continue du chômage, un nouvel allongement de la durée de cotisation des retraites, et sur l’Europe il propose d’aller plus vite dans les sanctions infligées aux peuples en prenant Chypre comme exemple !

Les mots de François Hollande sont restés totalement déconnectés des urgences sociales et des solutions nouvelles nécessaires. Rien de ce que nous avons entendu n’est de nature à rassurer les Françaises et les Français qui souffrent et ont plus que jamais besoin du changement pour lequel ils ont voté.

Il a vanté l’accord sur l’emploi signé par le Medef et trois organisations syndicales minoritaires en continuant à masquer les graves reculs des droits sociaux qu’il contient. Alors que débute dans 4 jours à l’Assemblée nationale la discussion sur ce projet majeur, on attendait du Président qu’il s’explique ! Rien de cela. Résultat, on s’apprête à faciliter encore les licenciements alors que le niveau de chômage bat tous les records !

Puisque le Président de la République ne veut rien changer à sa politique, rien entendre de la colère qui monte, j’appelle, au nom du Parti Communiste Français et du Front de Gauche, les forces du changement à entrer massivement dans l’action pour exiger un changement de cap, pour dire stop aux politiques d’austérité, stop aux licenciements, stop à la casse du code du travail et des services publics.

La semaine prochaine dans tout le pays, nous irons à la rencontre des salariés pour dénoncer les dangers du projet de loi gouvernemental sur l’emploi et demander le vote de la proposition de loi que nous avons déposée pour interdire les licenciements boursiers. La journée d’action syndicale interprofessionnelle du 9 avril a tout notre soutien. Elle doit être le prochain grand rendez-vous de la mobilisation populaire.

Pierre Laurent, Parti Communiste Français, Front de Gauche